Gustave Derennes

Résumé

Gustave Derennes A travers les Alpes françaises… (1890)

Il est midi et demi, presque une heure, quand nous arrivons à la Fontaine de l'Ours, une clairière verte au milieu des bois. Point d'arbres en face; la vue s'étend au loin sur la vallée de la Durance : nous distinguons Savines, sur la gauche, et un peu sur la droite, Embrun, dont le Roc domine à pic les jardins splendides qui bordent la rivière. Dans un coin la source coule fraîche et limpide, protégée par une route de pierres sèches. Tout auprès l'administration des forêts a fait construire une grande cabane en planches.
Source : Gallica

Gustave Derennes A travers les Alpes françaises… (1890)

Elle veut que son enfant vive et qu'il soit heureux.
Elle pénètre dans la Rue des Masques. Sous ses pieds grésille la neige gelée. A mesure qu'elle avance le vent cesse de souffler. Déjà la neige ne tombe plus. L'ombre s'en va et les reflets lumineux de la lune et des étoiles éclairent les roches et font resplendir la couche blanche qui enveloppe tout. Margaret n'a plus peur. Elle regarde à droite, à gauche, en face d'elle. Rien ne paraît. Elle souhaite de voir passer quelque sorcier qui lui indique l'emplacement du trésor. Les sorciers dorment et le bruit de ses pas ne les éveille point.
Source : Gallica

Gustave Derennes A travers les Alpes françaises… (1890)

Il dormira là cette nuit, dans quelque anfractuosité des rochers, et il recommencera demain, toujours, toujours... L'humanité pour lui reste une chose lointaine et inconnue. Ces gens-là doivent être des poètes muets, amoureux des mille bruits de la montagne et de la course des étoiles.
Je redescends le long d'un canal d'irrigation qui coule comme un vrai torrent. Il bondit en cascades blanches. Je longe des coteaux couverts de vignes bien en face du soleil qui meurt. Les cigales et les grillons chantent. Des cailles-s'appellent au loin dans les foins hauts.
Source : Gallica

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