Résumé

Portrait de Edward Whymper Edward Whymper Escalades dans les Alpes

Dès l’aube nous étions en marche pour commencer l’ascension de l’arête du sud-ouest. Il ne s’agissait plus de flâner les mains dans les poches ; il nous fallait conquérir chaque pas en avant en grimpant à pic ; mais c’était le mode d’escalade le plus agréable ; les rochers très-solides n’étaient pas encombrés de débris, les fissures étaient nettes, quoique peu nombreuses, et il n’y avait rien à craindre que de soi-même. Telle fut au moins notre opinion, et nous nous mîmes à crier pour éveiller les échos de la montagne.
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Portrait de Edward Whymper Edward Whymper Escalades dans les Alpes

À quatre heures du matin, nous quittions l’hôtel du Mont-Rose, et bientôt nous marchions à grands pas le long des bouquets de vieux aunes qui bordent le sentier de la délicieuse petite vallée conduisant au glacier de Z’mutt [15] .
Aucune montagne ne peut sembler ou être plus inaccessible que le Cervin de ce côté ; même quand on est de sang-froid, on retient son haleine à la vue de ses prodigieux escarpements. Il y en a peu dans les Alpes qui puissent les égaler en grandeur, et aucun ne mérite plus réellement le nom de précipice.
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Portrait de Edward Whymper Edward Whymper Escalades dans les Alpes

Nous étions sur l’étroite crête de l’arête ; d’un côté s’enfonçait l’immense précipice qui fait face au Pelvoux, et qui est presque à pic ; de l’autre descendait une pente dépassant 50°. Une brèche profonde nous força soudain de faire halte. Almer, qui tenait la tête, s’avança avec précaution jusqu’au bord sur les mains et sur les genoux, puis il plongea un regard curieux dans l’abîme ; ces précautions n’étaient pas le moins du monde inutiles, car plusieurs fois les rochers s’étaient brusquement éboulés sous nos pieds.
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