Résumé

Jean Falconnet Une ascension au Mont-Blanc et études scientifiques sur cette montagne (1887)

Une dame ayant porté un pigeon au Mont-Blanc pour se tenir les mains chaudes, le lâcha depuis la cime, mais il tomba lourdement sur la neige, sans même chercher à battre de l'aile.
Il est un animal dont la présence au Mont-Blanc et la complexion délicate forment un contraste très réel. Il n'est pas rare, quand on passe la nuit aux Grands-Mulets, d'entendre un grignotement sous le plancher. Qu'est-ce à dire? la montagne serait-elle accouchée d'une souris? car, avec un peu de bonheur, on peut surprendre le rongeur à l'œuvre, et il ressemble à s'y méprendre à la souris domestique.
Source : Gallica

Jean Falconnet Une ascension au Mont-Blanc et études scientifiques sur cette montagne (1887)

Au surplus, c'est la passion que l'on a si bien appelée l'ivresse des cimes, qui nous a rendu coupable de cet autre travail. Cette passion nous a littéralement subjugué et vaincu, après que nous eûmes foulé aux pieds la cime sans rivale. C'est-à-dire que nous avons goûté un plaisir invincible à glaner, par monts et par vaux couverts de glace, les épis de notre gerbe. En d'autres termes, celle-ci est faite des produits qui nous ont semblé les plus intéressants dans les champs neigeux des Bourrit, des Saussure, des Durier, des Stéphen d'Arve, des Rendu et des Payot.
Source : Gallica

Jean Falconnet Une ascension au Mont-Blanc et études scientifiques sur cette montagne (1887)

Cette fois, la nappe blanche s'est durcie, et il se hasarde sur les arches de neige qui enjambent les tranchants de glace formant les bords du gouffre. Une pente de cinq cents mètres se dresse devant lui, il la franchit en pratiquant des trous dans les névés. Il arrive ainsi sur l'épaule droite du Mont-Blanc. La partie est gagnée. Il va atteindre la tête. Mais le ciel s'est couvert tout à coup.
D'épais nuages l'environnent. Il ne sait plus dans quelle direction la chercher. Il attend une heure. Le brouillard persiste. Il est obligé de redescendre. La nuit le surprend au bas de la pente.
Source : Gallica

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