Charles Durier

Résumé

Charles Durier Histoire du Mont Blanc (1873)

On monte un couloir rapide, le regard contre terre; — encore quelques pas, les yeux dépassent le niveau du col, et d'abord on aperçoit, seule, à une hauteur immense, la blanche coupole; on avance, on achève, et, à mesure, la croupe de la montagne s'élargit; puis les aiguilles, peuple infini, sortent de la profondeur; puis les parois rocheuses, puis les Alpes verdoyantes, puis les forêts et les glaciers qui les divisent, puis enfin la vallée, les hameaux, les champs, les torrents — jusqu'à ce que, de la
base au faîte, le Mont-Blanc se dévoile dans toute sa splendeur.
Source : Gallica

Charles Durier Histoire du Mont Blanc (1873)

C'est l'heure réglementaire : on a plus de chance, en arrivant de bon matin au sommet du Mont-Blanc, d'avoir une belle vue; puis on se ménage une descente plus facile et plus sûre; si le temps se gâte dans l'après-midi
on a l'avance sur l'orage ; s'il se maintient au beau, on descend avant que le soleil n'ait trop ramolli la neige. On part donc à la lueur d'une lanterne : mais la route paraît bien plus monotone, on avance machinalement, dormant presque debout, et le froid se fait sentir d'une façon terrible.
Source : Gallica

Charles Durier Histoire du Mont Blanc (1873)

D'autres régions des Alpes, l'Oberland, le Mont-Rose, l'Engadine, lui ont disputé la vogue; mais le Mont-Blanc a toujours eu plus de visiteurs. C'est qu'il n'est pas de montagne dont les proportions soient plus nobles et plus majestueuses. C'est que, dans sa renommée populaire, le Mont-Blanc est l'idéal, l'expression du plus grand effort de la nature sauvage vers le sublime.
— Il y a dans les arts des œuvres en qui éclate entre toutes le génie de l'homme. Le Mont-Blanc est un chef-d'œuvre de la nature.
Source : Gallica

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