Émile de Laveleye,
Le Mont-Rose et les Alpes pennines…
“ Nul sommet ne répond mieux, il faut en convenir, à l’idée qu’on se fait d’une montagne, et quand on l’a vu, son profil dur et fier se grave dans la mémoire en traits ineffaçables. Les autres sommités, la Jungfrau, le Mont-Rose, le Mont-Blanc, ne sont que les points culminans d’une haute arête qu’ils ne semblent guère dépasser, et d’abord il faut les chercher pour les reconnaître. Le Cervin au contraire s’élance dans les nues, isolé et dominant de plus de six mille pieds les champs de neige qui s’étalent à sa base. On a donné à certains pics aigus le nom de dent, nul ne le mérite mieux que lui. ”
