Alfred Tonnellé,
Trois mois dans les Pyrénées et dans le midi en 1858
“ Un peu avant cet endroit, la raréfaction de l’air commence à être sensible ; on respire moins bien, et on est essoufflé en montant ; mais cet effet cesse dès qu’on s’arrête. Au bas du pic est un col où la crête de rocs s’abaisse et où on aperçoit pour la première fois les sommets espagnols, clairs, illuminés de soleil ; contraste de leurs teintes roses et légères avec le ton fauve du côté français ; charmante surprise. Au fond de ce col est une dépression dans la neige qui marque la place d’un lac, qui s’est enfoncé depuis quelques années et a disparu, le lac. ”
