Frédéric Bourgeois de Mercey,
Souvenirs et récits de voyages…
(1857)
“ Un jeune homme d'Arvillard, domestique de la maison de Saint-Hugon, et qui s'appelait Turenne, ne croyait pas non plus au diable; il traversait un soir le pont que nous venons de franchir, et qui, dans ce temps-là, n'avait pas les hauts parapets que vous avez vus, quand tout à coup il se sentit soulevé, ainsi que son cheval, par une main invisible qui le poussait dans le torrent. Turenne, au lieu de songer à se retenir aux broussailles ou à se désespérer, n'eut qu'une seule idée : ce fut d'invoquer la Vierge Marie et saint Hugon. ”
