Voltaire,
La philosophie de Voltaire : avec une introduction et des notes
“ BIRTON. Je conçois bien que le grand Être, le maître de la nature, est éternel ; mais nous, qui n’étions pas hier, pouvons-nous avoir la folle hardiesse de prétendre à une éternité future ? Tout périt sans retour autour de nous, depuis l’insecte dévoré par l’hirondelle jusqu’à l’éléphant mangé des vers. FREIND. Non, rien ne périt, tout change ; les germes impalpables des animaux et des végétaux subsistent, se développent, et perpétuent les espèces. Pourquoi ne voudriez-vous pas que Dieu conservât le principe qui vous fait agir et penser, de quelque nature qu’il puisse être ? ”
