Philippe Maréchal, Un arrondissement de Paris pendant la guerre (1921)
“ Les abandonnés en éprouvent une joie extrême, car une lettre, c'est le chant d'un oiseau qui vient de France ; une lettre, c'est un sourire, le doux sourire d'une gracieuse créature, c'est une pensée qui s'adresse à une autre pensée, un cœur qui s'adresse à un autre cœur. Et plus d'un sans doute est tombé en embrassant de ses lèvres mourantes une simple feuille de papier d'où lui était venu un adoucissement à sa détresse, plus d'un a donné sa dernière pensée à la jeune inconnue qui avait été comme une sœur pour lui ; et il mourait en la bénissant de sa bonté. ”
