Camp de prisonniers de guerre

Définition et enjeux

Portrait de André Warnod André Warnod Prisonnier de guerre (1915)

C'est ce qui fait le pittoresque d'un camp de prisonniers.
Les goumiers arabes avec leurs haïks blancs ou rouges, leurs grands burnous et leurs allures hautaines de seigneurs moyenâgeux, y mettent
une note d'exotisme inattendue. Ils étaient, avant qu'on eût réuni tous les mulsulmans dans un môme camp, comme un vol d'oiseaux des îles, éparpillés à travers l'Allemagne. Ce sont des hommes magnifiques et extraordinaires. Ils ont sur la guerre des idées d'autrefois et ne comprennent pas très bien comment il se fait qu'ils sont là, captifs, comme des animaux pris au piège.
Source : Gallica

Portrait de André Warnod André Warnod Prisonnier de guerre (1915)

Il y a dans le camp huit compagnies ainsi disposées. C'est un camp modèle, construit avec méthode, un véritable article d'exposition et de camelote boche. Rien n'est oublié. Il y a des corps de garde, des cuisines, une salle de douches, des lavoirs, un petit hôpital, une machine à désinfection, l'éclairage au gaz et à l'électricité. C'est admirable, il n'y manque rien... on ne souffre que de l'essentiel. On meurt de faim; on couche à trois sur deux paillasses couvertes de vermine ; il y a des prisonniers qui, de tout l'hiver, n'ont pas pu arriver un instant à se réchauffer.
Source : Gallica

Léon Blanchin Chez eux, souvenirs de guerre et de captivité… (1914-1916)

Un camp est en effet une véritable ville avec ses maisons qui sont les baraques, avec ses rues qui sont les passages entre ces dernières, avec ses places publiques, espaces plus ou moins grands où, comme je l'ai dit plus haut, les prisonniers viennent prendre l'air le soir, ou le dimanche. Il y a aussi des jardins minuscules devant la porte des baraques, des jardinets de 12 mètres sur 6 ou 8 mètres qui sont de véritables merveilles. Ce sont comme des oasis dans un désert.
Source : Gallica

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