Résumé

Marguerite Karleskind Charleville-Mézières pendant l'Occupation allemande… (1997)

La Convention de la Haye ne les autorise pas à agir de la sorte et il est question de recourir aux gouvernements neutres pour mettre les Allemands dans l'obligation de faire réintégrer leurs pays respectifs aux émigrés qui en ont été enlevés de force. Les hypocrites tentent, comme toujours, de s'attribuer le beau rôle : ils objectent que seule une raison d'humanité a dicté leur conduite, mais (peu fins !) ils montrent immédiatement le bout de l'oreille en ajoutant ceci : "Les gouvernements français et anglais ont dicté cette mesure en empêchant eux-mêmes le ravitaillement de l'Allemagne..."
Source : Gallica

Marguerite Karleskind Charleville-Mézières pendant l'Occupation allemande… (1997)

Chaque jour nous apporte l'annonce d'un recul de nos troupes qui se sont laissé reprendre Vailly, Bray, Fismes, Fère-en-Tardenois et Soissons, plus le Chemin-des-Dames dans toute son étendue. Pendant toute cette période, les trains de troupes très rapprochés, sont passés jour et nuit. Puis après (et cela continue) ce furent les convois de blessés, et en grand nombre ! Cette foi, l'ennemi est joyeux. Il se voit à Paris et la gaieté qui nous entoure glace nos cœurs. Ils annoncent 45.000 prisonniers, dont deux généraux français et anglais, un butin considérable, 400 canons et le reste...
Source : Gallica

Marguerite Karleskind Charleville-Mézières pendant l'Occupation allemande… (1997)

Pour eux, l'armée russe ne compte plus, mais ils conviennent qu'ils n'ont pas encore vaincu la France et que la France ne les a pas vaincus. Leur haine pour l'Angleterre est telle que, depuis le grand chef jusqu'au dernier des soldats,
tous essaient d'insinuer que l'Anglais trahit la France, mais que si la France veut s'unir à l'Allemagne pour le combattre, ce sera la fin de tous les maux...
Source : Gallica

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