Fleury-Lamure, Charleroi : notes et impressions… (1916)
“ Mon auto avait déjà passé par là. Les soldats belges aussi nous acclamaient. Sur le pas des portes il y avait des femmes assises; des vieilles, le menton dans les mains, l'air écrasé, le regard fixe, semblaient dire : « Voilà bien la guerre. » Des jeunes gens riaient avec les soldats. Nous avons déjeuné au seuil d'une auberge isolée non loin de Saint-Héribert, un des redoutables forts qui défendent Namur. Au loin, du côté de l'est, on entend comme une rumeur de bataille, des coups de canon tonnent lentement, puis, tout à coup, s'accélèrent, se précipitent, pour s'apaiser bientôt. ”
