Louis Sers, Revue des Deux Mondes
“ À ce moment, se trouvait à Petrograd un général français, qui connaissait admirablement la Russie et y était connu et estimé de tous : il demandait qu’on mît à sa disposition dix mille hommes et se faisait fort de supprimer les désertions. Il eût suffi, en effet, de garder militairement les gares et d’occuper Petrograd, Moscou, Kiew et Odessa : jamais l’armée russe n’aurait quitté le front. Les routes n’existant pas, le seul moyen de transport est le chemin de fer ; c’est par le chemin de fer que les déserteurs fuyaient : ce moyen leur étant enlevé, ils auraient forcément gardé les tranchées. ”
