Résumé

H. Blerzy Les Transports militaires et les voies ferrées

Plus heureux que l’homme, l’animal n’a pas besoin de s’habiller, la nature lui fournit plumages et fourrures ; mais il n’est point dispensé de se bâtir la demeure qui doit l’abriter. Faut-il croire qu’ici encore la nature se charge de tout, que l’aveugle instinct guide l’abeille qui construit sa cellule, et l’oiseau qui édifie son nid ? C’est l’avis de la plupart des naturalistes, et leur argument principal, c’est que les oiseaux bâtissent toujours sur le même plan sans y rien changer, tandis que l’homme modifie et perfectionne graduellement ses méthodes de construction.
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H. Blerzy Les Transports militaires et les voies ferrées

Le fond élargi laisse aux petits plus de liberté de mouvement qu’ils n’en avaient dans l’ancien nid étroit et profond : l’ouverture plus grande leur permet de regarder au dehors et de prendre l’air ; c’est presque un balcon, et deux petits peuvent s’y tenir sans gêner le passage des parens. Ce n’est pas tout : placée plus près du sommet, l’ouverture est moins exposée à la pluie et au vent. Un seul exemple de ce genre, bien constaté, suffit à prouver que l’architecture des oiseaux est susceptible de progrès, ce qui semble exclure l’hypothèse d’un instinct aveugle.
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H. Blerzy Les Transports militaires et les voies ferrées

En définitive, la nidification des oiseaux offre des phénomènes qui, si on les rapproche des procédés de construction des hommes primitifs, ne révèlent aucune différence essentielle dans la nature des facultés employées. Il ne s’agit pas ici d’idées innées, de tendances aveugles et irrésistibles : l’oiseau apprend à faire son nid ; chaque espèce a sa tradition qui peut se modifier sous l’influence des circonstances extérieures.
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