Résumé

T. de Wyzewa Un Chapitre de l'histoire des atrocités allemandes - Le départ des baigneurs russes…

Telle fut, du moins, l’explication brutalement grommelée à Mme Danilof par les soldats préposés à la surveillance de l’étrange cortège. « Les supplications des femmes fatiguées ou malades, demandant que l’on ralentit le pas, ne servaient de rien. Toute personne qui s’écartait un peu de l’alignement recevait aussitôt un vigoureux coup de crosse. Et sans cesse nous rencontrions des groupes enragés, qui nous couvraient d’injures et menaçaient de se jeter sur nous. »
A Berlin, la gare de Friedrichstrasse et toutes les rues voisines retentissaient des cris de : « Mort aux Russes ! »
Source : Wikisource

T. de Wyzewa Un Chapitre de l'histoire des atrocités allemandes - Le départ des baigneurs russes…

Il répète ce mot indéfiniment, comme un insensé. Le fait est que, cette fois, nous ne doutons plus de la mort imminente. Mais voici que les soldats, avec un gros rire, abaissent leurs armes ! Toute la scène n’était qu’une plaisanterie !
Il y avait cinq jours que les baigneurs russes étaient partis de Berlin, et s’accoutumaient toujours plus profondément à l’idée de mourir de privations ou de peur en territoire allemand, lorsque, tout d’un coup, un officier est entré dans leur prison de Sassnitz et leur a signifié qu’un bateau à vapeur allait être chargé de les conduire en Suède.
Source : Wikisource

T. de Wyzewa Un Chapitre de l'histoire des atrocités allemandes - Le départ des baigneurs russes…

Des centaines de témoignages évoquent devant nous, en particulier, les affres du séjour de ces « malheureuses créatures » dans les wagons où l’on se plaisait à les enfermer pour les transporter d’une prison à l’autre. Que l’on imagine ces convois de malades, de femmes, d’enfans, condamnés à se tenir debout, pendant une journée entière, ou bien entassés sur les bancs de bois de wagons de quatrième classe !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature