Jules Legras, Revue des Deux Mondes
“ Peu à peu, cependant, la steppe touffue se peuple ; des villages chinois y apparaissent et les longs sillons des terres labourées s’étalent vers l’horizon. Tout l’après-midi se passe en attente vaine à une gare de triage, au bord du Soungari, où hiverne une imposante flottille de paquebots : nous nous trouvons décidément aux approches d’un grand centre. Au milieu des Russes, qui sont ici nombreux, circulent des Chinois, minces, sales, coiffés de leurs inévitables toques à oreillettes velues. ”
