Résumé

Portrait de Jules Brunfaut Jules Brunfaut La Défense de la France au moyen militaire des chemins de fer… (1872)

Si dans les premiers combats nous sommes victorieux, c'est la marche en avant; si nous sommes vaincus, c'est la retraite. Dans un cas comme dans l'autre, l'utilité des chemins de fer sera la même ; ils continueront à remplir leurs fonctions. Dans le dernier cas, l'armée, obligée de se retirer, abandonne les voies ferrées, kilomètre par kilomètre; dans le premier, au contraire, elle s'empare des voies de l'ennemi, kilomètre par kilomètre, de telle sorte que le ravitaillement des troupes s'accomplit toujours, les trains de transport continuant à convoyer l'armée sur ses derrières.
Source : Gallica

Portrait de Jules Brunfaut Jules Brunfaut La Défense de la France au moyen militaire des chemins de fer… (1872)

Or, cette puissance, qui est évidente, lorsqu'il s'agit de défendre l'entrée d'un port, d'un bras de mer ou l'accès d'une côte, ne peut être mise en doute pour la défense d'une route, d'un pont ou d'un chemin de fer.
L'usage des mines et des torpilles, nous dira-t-on, réduira la guerre à n'être plus qu'une science de ruse, de traquenards et d'exterminations impitoyables. C'est vrai; mais, dès que deux peuples, dont l'un surtout est en possession de pareils engins, se font la guerre, il n'y a pas, pour l'autre, à hésiter devant leur emploi
Source : Gallica

Portrait de Jules Brunfaut Jules Brunfaut La Défense de la France au moyen militaire des chemins de fer… (1872)

C'est là un des plus grands obstacles réservés aux guerres futures; on se demande quel parcours l'attaquant devra posséder sur sa droite et sur sa gauche pour assurer sa marche victorieuse. — Ne sera-t-il pas obligé, dans ces conditions de tactique nouvelle, d'occuper le pays entier et conséquemment de remplacer la race envahie? — Car, comme nous le prouverons, jamais l'envahisseur ne pourra être assuré de la possession des lignes de chemin de fer. Or, si cette condition essentielle ne peut exister, toute invasion devient impossible, puisque les troupes ne pourraient être ravitaillées.
Source : Gallica

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