Résumé

Henry Bidou Bulletin du Comité de l’Asie française

III Interposée sur de vastes espaces entre la Sibérie et la Chine, la Mongolie apparaît d’abord comme une région de transit pour les objets qu’échangent les deux pays. — Pays de pasteurs nomades et sans industrie, la Mongolie a elle-même besoin de tout ce que l’élevage ne lui fournit pas directement : vêtements, chaussures, ustensiles, etc. Étendue entre la Sibérie et la Chine, s’approvisionne-t-elle chez l’une ou chez l’autre ? Ainsi la steppe mongol apparaît deuxièmement comme un champ de bataille commercial entre les Chinois et les Russes.
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L’exportation russe, de 1894 à 1895, a perdu un demi-million de roubles.
Au sortir de Kiakhta, la route de Kalgan n’entre pas tout d’abord dans le steppe. Elle traverse, pour arriver à Ourga, une région de montagnes, de prairies, de vallées fertiles, semblable, dit Prjevalsky, aux plus belles parties de la Transbaïkalie. L’influence russe y a eu un résultat curieux et qu’il faut dédier aux géographes déterministes. Il y a vingt ans la culture n’y existait pas. Aujourd’hui, « partout se rencontrent des champs où sont cultivés le froment, le millet, surtout l’orge et l’avoine ».
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Le commerce entre la Mandchourie et la Sibérie est libre de toute taxe dans une bande de 50 verstes de chaque côté de la frontière. Les marchandises qui entrent dans le pays doivent passer par des bureaux établis sur la frontière ; là, selon leur destination, elles passent en franchise ou acquittent les droits. Les traités et les lois russes interdisent l’importation et l’exportation de différentes marchandises : les plus importantes pour la Mandchourie sont le sel, le riz, le khan-chin (eau-de-vie) et l’opium, dont l’entrée est interdite en Russie.
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