Victor Maignan

Résumé

Victor Maignan Cercles catholiques d'ouvriers… (1878)

Eh bien! messieurs, ce qui constitue le charme de la Sibérie, c'est qu'elle est précisément le siége de la mélancolie : le froid, puisque le thermomètre descend quelquefois jusqu'à 55° centigrades au-dessous de zéro ; l'obscurité, puisque les jours ne durent guère que de dix heures du matin à deux heures du soir; la neige, dont l'épaisseur atteint parfois deux et trois mètres ; l'absence complète de mouvement dans l'atmosphère, qui fait que pas un arbre ne bouge, si ce n'est pour abaisser de temps en temps l'une de ses branches et la débarrasser d'un fardeau de neige trop considérable
Source : Gallica

Victor Maignan Cercles catholiques d'ouvriers… (1878)

Beaucoup de personnes se représentent la Sibérie comme un immense désert, où végétent çà et là des exilés politiques et des criminels déportés. C'est une erreur. La Sibérie n'est ni un bagne, ni une solitude. Ce n'est pas un bagne, car beaucoup de personnes qui pourraient venir à Pétersbourg et à Moscou mener même joyeuse vie, à cause de leur grande fortune préfèrent rester dans ces régions éloignées.
Source : Gallica

Victor Maignan Cercles catholiques d'ouvriers… (1878)

Il n'y a pas de pays au monde où l'ouvrier soit plus heureux qu'en France ; et chose curieuse, je parle en général, bien entendu, il n'y a pas de pays au monde où il soit plus mécontent. Ecoutez donc bien ce conseil, ouvriers devant qui j'ai l'honneur de parler en ce moment : Bénissez Dieu de vous avoir fait naître dans ce pays privilégié de la France ; bénissez Dieu surtout de vous avoir fait rencontrer sur votre route des hommes d'élite qui emploient leur temps, leur intelligence et leur argent à vous soulager et à vous instruire.
Source : Gallica

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