Alexandre Ular

Résumé

Alexandre Ular,  La Triplice asiatique

“ La doctrine de la réincarnation, qui veut que les chefs suprêmes de l’Église soient des Bouddhas revenus sur la terre, avait déjà provoqué au Thibet l’institution de deux papes, hommes-dieux, de sainteté égale, dont l’un, le Pantchen-Lama, incarnait la sagesse, l’autre, le r’Gyamtso-Lama, le génie administratif présidant au sort de l’Église. Forte d’un tel gouvernement surhumain, et d’un clergé qui était l’élite des nations où le bouddhisme régnait, l’Église avait gagné une influence profonde sur l’âme de centaines de millions d’Asiates. ”
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Alexandre Ular,  La Triplice asiatique

“ Le principal représentant de cette illustre famille, Altan-Khaghan des Ordos, avait, par un labeur politique de cinquante ans, réuni sous son sceptre la majorité de la nation mongole ; et il rêvait de rétablir sa dynastie sur le trône de Chine. Se souvenant sans doute du parti merveilleux que son aïeul Khoubilaï avait tiré du concours de l’Église, et bien au courant de la situation en Chine, il lui parut indispensable de se concilier l’immense autorité du r’Gyamtso-Lama, roi théocratique du Thibet, et chef suprême de l’Église. ”
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Alexandre Ular,  La Triplice asiatique

“ Une armée de cent quatre-vingt mille hommes, savamment concentrée de longue main dans la Sibérie orientale, maintiendrait, en cas de besoin par la force, l’intégrité de la Chine contre les convoitises des rivaux dupés de la Russie. Et le Tsar, en établissant enfin la vraie voie de communication entre la Chine et l’Europe, la voie ferrée du Baïkal à Kalgan, se rendrait, au lieu des Occidentaux, gardien des richesses naturelles de l’immense pays.
Ainsi le Tsar devint par le Dalaï-Lama le garant de la dynastie mandchoue.
”
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