Résumé

Edouard Drouyn de Lhuys "Le Mahométisme en Chine et dans le Turkestan oriental… (1878)

Si un jour l'islamisme, étendant sa suprématie politique sur la Chine, veut s'imposer aux masses, trouvera-t-il de la résistance?. Il nous semble que cela paraîtra une chose infiniment plus facile aux Chinois que le changement de costume qui a eu lieu à l'avènement de la dynastie régnante... Dans ce pays, les habitants sont tout entiers aux besoins matériels de la vie. Le confucianisme, le bouddhisme, le taoïsme n'ont pas de racines profondes dans les esprits.
Source : Gallica

Edouard Drouyn de Lhuys "Le Mahométisme en Chine et dans le Turkestan oriental… (1878)

Si jamais un pareil événement venait à, se réaliser, si la Chine, qui renferme au moins le tiers de la race humaine, venait à se convertir à l'Islamisme, tous les rapports politiques entre les états du vieux monde se trouveraient modifiés. La religion de Mahomet, s'étendant de Gibraltar à l'Océan Pacifique, pourrait de nouveau menacer le christianisme ; en outre, l'activité publique du peuple chinois, activité si profitable à tous les autres peuples, se trouvant surexcitée par un fanatisme énergique, pourrait peser comme un joug sur les autres nations.
Source : Gallica

Edouard Drouyn de Lhuys "Le Mahométisme en Chine et dans le Turkestan oriental… (1878)

Aussi les religions de l'Occident peuvent-elles profiter facilement de cette indifférence. Pourquoi l'islamisme, né en Occident, plus pur et plus avancé que lebouddhisme, ne le remplacerait-il pas en Orient? Dans l'Inde, il s'est le plus propagé là où régnait le bouddhisme, et dans le Turkestan, il l'a supplanté. Entré en Chine par les mêmes voies que le bouddhisme, c'est-à-dire par la mer et par le nord-ouest de l'empire, il est destiné (les écrivains musulmans n'en doutent pas) à se substituer aux lieu et place de la doctrine de Cakyamouni.
Source : Gallica

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