Résumé

Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière Revue littéraire - À propos du théâtre chinois

Quand le spectateur, comme aujourd’hui, va chercher au théâtre, avant tout, le plaisir des yeux, ne s’intéresse pas moins aux costumes qu’au dialogue et pardonne, en quelque sorte, la puérilité, la faiblesse, l’invraisemblance de l’intrigue à la vérité de la couleur locale ou du décor historique, l’art dramatique est bien malade, et l’on peut bien encore l’aimer et l’aimer passionnément, mais ce n’est plus pour lui-même.
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Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière Revue littéraire - À propos du théâtre chinois

Le général Tcheng-ki-tong lui-même ne connaît peut-être qu’un coin de sa propre patrie. Et, à vrai dire, une vie d’homme ne suffirait pas pour explorer la Chine ; étrangers ou nationaux, les voyageurs ne peuvent guère nous y servir que d’introducteurs; et, pour pénétrer un peu avant dans la familiarité d’un grand peuple, il nous faut d’autres intermédiaires. La littérature en est justement un, le plus sûr et le plus naturel, dont nous ne saurions trop regretter que le général Tcheng-ki-tong se soit si mal servi ; — car qui s’en servira si ce n’est un Chinois?
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Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière Revue littéraire - À propos du théâtre chinois

Comment se fait-il que nous retrouvions en Chine la morale que nous considérons comme la plus favorable au bonheur du genre humain, le même esprit d’humanité que nous considérons comme le meilleur instrument du perfectionnement de notre espèce, le même rationalisme éclairé que nous considérons comme la véritable religion de l’homme civilisé? Comment se fait-il enfin que les seuls peuples qui nous soient parens par l’âme soient précisément ceux qui, selon la critique, nous sont étrangers par la race, les Juifs et les Chinois [6] ?
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