Résumé

J. J. Weiss Revue des Deux Mondes

Puisqu’on aime aujourd’hui à expliquer la littérature par des similitudes tirées de l’histoire naturelle, c’est ici le cas d’user une fois de plus de la fameuse comparaison de la plante. Un poème, un roman, à plus forte raison une pièce de théâtre, ne sont point des corps qui puissent se former par juxtaposition ; comme la plante, ils doivent présenter aux yeux un organisme complet, et là où l’organisme est défectueux, tout le talent, tout l’esprit, tout le génie possible ne saurait faire que l’œuvre accomplie soit bonne et qu’elle soit douée de vie.
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J. J. Weiss Revue des Deux Mondes

Personne ne croit plus aux règles, et la critique y croit moins que personne. La critique a prodigieusement étendu de nos jours son domaine ; elle se confond volontiers elle-même avec l’histoire, la philosophie et la morale, et nous ne songerions point à l’en blâmer, si elle n’oubliait trop, sur les sommets nouveaux où elle plane, sa première fonction, bien modeste, mais bien utile, qui a été d’apprécier le mérite littéraire des œuvres de l’esprit, d’en montrer les défauts, d’en signaler les qualités, de chercher à maintenir les saines méthodes de composition et de style.
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J. J. Weiss Revue des Deux Mondes

Si un fils rompu à l’arithmétique s’entretient avec son père d’intérêts communs sur le ton d’un chevalier d’industrie qui traiterait avec un loup-cervier, ce sont les pères, et après tout d’honnêtes pères de famille, pères honorés de fils respectueux, qui sont les premiers à se pâmer et qui s’écrient : « Comme c’est attrapé ! » Et n’allez pas au moins, vous, homme de goût, vous permettre un léger murmure quand un trait cynique, lancé avec certitude par une main qui ne tremble pas, vient vous atteindre en pleine poitrine.
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