Résumé

Portrait de Maurice Courant Maurice Courant De l’utilité des études chinoises

Laissons maintenant les voisins de la Chine et entrons dans la Chine même : nous y trouvons une civilisation vieille de trente siècles, qui a eu avec l’Occident plus de rapports qu’on n’imagine d’habitude, mais qui a absorbé ses emprunts et les a rendus méconnaissables par la force d’une conception originale, jamais asservie au modèle étranger ; un autre trait marquant de celle civilisation, c’est la continuité de son développement, non sans déviation ni retour en arrière, mais sans rupture comparable à celles qu’ont été notre moyen-âge, puis notre renaissance.
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Ce n’est pas seulement au commerçant, c’est à l’industriel que ces conditions nouvelles s’imposent la Chine a cessé d’être uniquement le marché du thé et de la soie ; le traité de Simonoseki et le traité de commerce de 1896, dont toutes les puissances sont appelées à profiter par la clause de la nation la plus favorisée, autorisent les étrangers à élever des manufactures sur le sol chinois ; grâce au bon marché de la main-d’œuvre indigène, ce sera une source de profits pour les industriels étrangers, mais ils devront avoir des collaborateurs parlant chinois.
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Voilà en quelques mot quelle est l’utilité des études chinoises. Ce que j’ai dit du chinois, je le dirais aussi, dans une certaine mesure, d’autres langues de l’Extrême-Orient ; nous avons, par exemple, en Annam et au Japon, des intérêts de nature et d’importance diverses, qui ne doivent être négligés ni les uns ni les autres et qui gagneront à être défendus et représentés par des hommes connaissant bien la langue et les mœurs nationales.
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