Résumé

Paul Beau Bulletin du Comité de l’Asie française

Aujourd’hui, Messieurs, le monde civilisé n’entend plus laisser à l’état d’isolement les richesses que renferme l’extrémité du continent, et nous allons assister, après l’ère purement commerciale que je viens de décrire, à l’ère industrielle. La Chine va donc s’ouvrir : nous allons voir cet immense réservoir d’hommes, plusieurs centaines de millions de travailleurs, s’attaquant à un énorme réservoir de métaux précieux ou utiles, le fer, le charbon, le pétrole, d’une abondance peut-être égale à celle de l’Amérique et de l’Europe réunies.
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L’œuvre immédiate à accomplir n’est donc pas seulement de dire à des colons : « Venez dans notre colonie ! » C’est de développer chez tous les Français le goût des entreprises d’outre-mer et d’est pourquoi je souhaite en voir beaucoup dans le nord de la Chine, dût l’Indo-Chine en être jalouse ! D’autant plus, Messieurs, qu’en Extrême-Orient, ainsi que le disait très bien tout à l’heure M. le gouverneur général, le rôle de la France n’est pas borné au développement de sa colonie d’Indo-Chine.
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Cette parole est vraie, Messieurs ! L’Amérique se serait toujours ouverte, comme s’ouvrira la Chine, quoi que nous puissions faire, et elle s’ouvrira parce qu’il est impossible d’élever devant l’humanité qui qui veut prendre possession de toute la planète je ne sais quelle muraille dérisoire, derrière laquelle resteraient inexploitées des richesses comme celles du continent asiatique.
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