Maurice Courant

Maurice Courant

Résumé

Portrait de Maurice Courant Maurice Courant IV

À combattre ses idées, l’étranger risque d’accroître le mépris dont il est l’objet ; à les dédaigner ouvertement, il ne réussira qu’à s’attirer une hostilité plus vive. Quelle que soit la valeur de la civilisation chinoise, il faut, et il faudra longtemps encore, la prendre telle qu’elle est ; si l’on veut faire des transactions avec les indigènes, il faut s’accommoder à leurs coutumes et à leurs goûts, ne chercher à innover qu’avec une extrême prudence, quand on est dix fois sûr du terrain acquis, quand on peut faire toucher du doigt la supériorité des procédés d’outre-mer.
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Portrait de Maurice Courant Maurice Courant IV

Cette création, suite naturelle de la mission lyonnaise d’Extrême-Orient, vient à son heure, quand les entreprises en Chine sortent de cette période de fièvre qui avait suivi la guerre sino-japonaise et la prise à bail de Kiao-tcheou, quand l’on arrive à une époque d’études, d’efforts sérieux et de premiers résultats que ne saurait interrompre longtemps l’anarchie des provinces septentrionales ; elle vient à son heure à tel point qu’au-delà des frontières on a songé déjà à l’imiter.
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Portrait de Maurice Courant Maurice Courant IV

Le Chinois ressent toujours une pitié méprisante pour celui qui n’a pas le bonheur d’avoir part à sa civilisation : ses institutions familiales, fortes et respectables, ses associations communales et commerciales, les théories de ses anciens sages qui, à ses yeux, ont assez connu la nature humaine pour que leurs œuvres dûment interprétées contiennent la réponse à tous les problèmes qui se sont posés et se poseront à l’humanité, tout cela forme pour lui un corps de dogmes intangibles en dehors desquels il ne conçoit que barbarie.
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