Résumé

Alexandre Ular,  De l'Intellectualité chinoise

“ Ce qui constitue l’originalité de la Chine, c’est, non pas, comme on le croit en Europe, la subordination complète de l’homme-individualité à la famille, mais ce fait que l’individu est fixé dans la société par « les trois coordonnées de l’espace social », par les « trois relations », qui sont celles entre père et fils, entre homme et femme, entre dirigeant et dirigé. C’est ce système de relations (qui se trouve déjà entre trois individus constituant une famille) qui, sans cesse élargi, englobe enfin l’infinité de la race et devient principe d’État. ”
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Alexandre Ular,  De l'Intellectualité chinoise

“ Le Chinois est soumis à son père, à tous ses ancêtres, à tous ses morts, mais il est aussi bien soumis (et avec la même nécessité) à tous ses amours, à toutes ses préférences, à toutes ses sympathies, et de même à toutes ses ambitions, à toutes ses prévoyances, à tous ses buts. Il vit comme ses morts, dans la logique ; il vit comme ses aimés, dans le sentiment ; il vit comme seul lui-même, dans sa volonté. ”
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Alexandre Ular,  De l'Intellectualité chinoise

“ Seul l’Occident barbare a pu prétendre qu’une nation qui ne se révolte pas ne progresse pas. Au contraire, ce qui se révolte n’est pas une nation, mais une agglomération d’individus qui n’a pas su s’organiser de façon à ce que la catégorie « dirigeant et dirigé » soit coordonnée aux deux autres. La nation commence où l’État cesse. Une nation progresse à mesure que son unité psychique s’accentue. Un État qui progresse est l’État qui détruit cette caractéristique de la nation. ”
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