Alexandre Ular

Élements biographiques

Alexandre Ular,  De l'Intellectualité chinoise

“ Ce qui constitue l’originalité de la Chine, c’est, non pas, comme on le croit en Europe, la subordination complète de l’homme-individualité à la famille, mais ce fait que l’individu est fixé dans la société par « les trois coordonnées de l’espace social », par les « trois relations », qui sont celles entre père et fils, entre homme et femme, entre dirigeant et dirigé. C’est ce système de relations (qui se trouve déjà entre trois individus constituant une famille) qui, sans cesse élargi, englobe enfin l’infinité de la race et devient principe d’État. ”
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Alexandre Ular,  Notes sur la littérature en Chine

“ Chez nous, la littérature n’est qu’un élargissement de la sphère auditive, un élargissement de la personnalité, un véhicule de la vie, un plaisir, une orgie, une locomotive qui entraîne nos idées. En Chine, c’est à peu près le contraire. Parler, c’est une chose ; écouter, c’est déjà parfois une chose très différente (à cause des intonations qui varient de province à province, et dont on ne se délivre jamais complètement en apprenant le kouan-hoa ; et une intonation inexacte ou seulement inusitée change le sens, non seulement le son) ”
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Alexandre Ular,  La Triplice asiatique

“ La doctrine de la réincarnation, qui veut que les chefs suprêmes de l’Église soient des Bouddhas revenus sur la terre, avait déjà provoqué au Thibet l’institution de deux papes, hommes-dieux, de sainteté égale, dont l’un, le Pantchen-Lama, incarnait la sagesse, l’autre, le r’Gyamtso-Lama, le génie administratif présidant au sort de l’Église. Forte d’un tel gouvernement surhumain, et d’un clergé qui était l’élite des nations où le bouddhisme régnait, l’Église avait gagné une influence profonde sur l’âme de centaines de millions d’Asiates. ”
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