Résumé

Alexandre Ular L’Invasion européenne en Chine

Le maître de la ville est le général des Pous, un voleur, une bête féroce et malfaisante, comme tout le monde dit, qui, à lui seul, a fait plus de mal que tous les criminels détenus dans les prisons d’État. Toute la population est en danger de mort. Jamais anarchie plus complète n’a existé, depuis le commencement de l’Empire.
Avec le contenu des deux cent trente chariots d’objets volés, on a fait une grande criée sur une place de la Résidence. Mon beau-frère, ayant tout perdu, n’a pu y prendre part. Le tout a été acheté par d’ignobles officiers barbares et des marchands.
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Alexandre Ular L’Invasion européenne en Chine

Les établissements commerciaux et autres situés à la frontière, l’existence de peuplades pour ainsi dire intermédiaires entre les deux grandes nations, la nécessité naturelle d’apprendre la langue du voisin, tout collabore à la création, par le commerce, d’un contact aussi intime qu’amical : on se connaît, on respecte les institutions, croyances, usages l’un de l’autre ; on se traite d’égal à égal. C’est depuis bientôt deux siècles le cas des Russes en Asie.
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Alexandre Ular L’Invasion européenne en Chine

Le général des barbares, infernal bourreau qu’on appelle Oua-da-sze [26] , a ordonné à ses Pous, avides de sang, de prendre tous les Chinois, de faire des battues pour en prendre, et de les tuer comme rebelles. Il est cruel à ce point, que les Ous s’en montrent horrifiés ; et si c’est vrai, comme on dit ici, que l’empereur des Ous veuille protéger les Chinois et que les Tha-tse [27] arriveront ici par la Mer de Sable pour nous libérer des brigands, que le ciel lui donne le bonheur d’exterminer ces diaboliques Pous ! Il sera béni de tous les Chinois.
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