Comte Bernard d’Harcourt

Résumé

Comte Bernard d’Harcourt Revue des Deux Mondes

C’est un homme qui n’a rien en lui de digne de mépris ou d’injure. Je me serais donc livré à une malversation qui ferait retomber sur moi le mépris et l’injure ! Ajoutons que l’exemplaire du traité que l’on met respectueusement dans les archives et qu’on livre à la publicité, c’est celui-là même qui a été approuvé et signé par l’empereur, qui a été revêtu de mon sceau officiel, que l’on a envoyé ensuite avec une dépêche dans les cinq ports, afin que tout le monde en prenne connaissance et qu’on l’observe à perpétuité.
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Comte Bernard d’Harcourt Revue des Deux Mondes

L’édit sur la liberté de conscience, promulgué en 1844 par l’empereur de la Chine, changeait complètement la situation des chrétiens. Il n’était pas impossible de prévoir dès lors que l’application de l’édit donnerait lieu à des difficultés sur divers points de l’empire, et que les mandarins ne mettraient pas partout une égale sincérité dans l’accomplissement des ordres de leur maître ; mais le fait seul de voir le chef absolu d’une nation de trois cent millions d’âmes déclarer que nul ne devait être inquiété ou persécuté pour cause de religion avait une grande importance.
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Si l’on prend le traité qu’on a conclu en présence les uns des autres, et qu’à l’époque de le présenter à l’empereur on y fasse des changemens, bien plus, qu’on y ajoute des caractères injurieux, où est la foi, où est la justice ? Les anciens d’ailleurs ne nous ont-ils pas laissé cette sentence : « si on méprise un homme qui n’est point méprisable, le mépris retombe sur soi-même ? » Or l’envoyé Cushing est un homme plein de droiture et de douceur, avec lequel j’ai eu des rapports d’amitié intime.
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