Résumé

A. T. Piry Revue des Deux Mondes

Devant nos civilisations, — et sinon devant la politique, du moins devant la philosophie, — n’est-ce pas là l’excuse de la Chine pour la cruauté de certaines de ses lois, pour la barbarie même de certains de ses procédés ? Pour s’élever à notre niveau et rétablir la confiance, elle a donc d’autres dons à nous demander que la vapeur, l’électricité et les sciences : il lui faut ceux du christianisme, qui adouciront ses mœurs, aboliront ses lois cruelles et jetteront sur cette sombre humanité le rayon bienfaisant d’un monde idéal, la vie future.
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A. T. Piry Revue des Deux Mondes

Rappelons-nous, pour commencer, que, depuis une soixantaine d’années que les rapports commerciaux se sont définitivement établis, nous ne nous sommes occupés de la Chine en Europe que lorsque, par l’effet d’une irritation passagère, elle nous paraissait se fâcher, ce qui ne pouvait assurément nous prédisposer en sa faveur ; et, maintenant que, dans un accès de rage que nous nous expliquons mal, elle vient de nous montrer un fort vilain côté de sa nature, bien pire que tout ce que nous pouvions imaginer en ce genre, elle n’est pas loin de nous inspirer de l’effroi.
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A. T. Piry Revue des Deux Mondes

Ce philosophe, Confucius, avait parlé presque comme le Christ, mais en restant humain, rien qu’humain, car il se dérobait à la recherche des destinées futures, et, un jour qu’on l’interrogeait sur l’avenir, il répondit simplement qu’il n’avait pas eu le temps d’y songer. La loi morale, chez ce peuple, bien qu’établie dans l’ignorance d’une vie future et strictement limitée à la loi naturelle et la conscience, avait atteint une perfection remarquable.
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