La poésie à Napoléon III : votes des poètes français (1853)
“ Non ! car le Tout-Puissant ne bénit la victoire Qu'alors que du vainqueur il a guidé le bras : Dans nos cruels discords, dans ces luttes sans gloire, Son Élu ne se montrait pas. Bientôt l'urne aux partis ouvre ses flancs propices : Chacun d'eux à son gré nous prépare un sauveur ; Mais le peuple a voté, libre dans ses comices, Pour l'héritier de l'Empereur. L'oracle est accompli : c'est la voix populaire, Le cri d'un peuple entier ; non la voix d'un parti, Ou le cri d'un faubourg qu'un traducteur faussaire Vient appeler Vox populi. ”
