Résumé

Que la France fasse ses affaires… (1869)

L'âme séparée du corps, c'est la mort.... Si le gouvernement n'a plus d'influence, s'il n'a plus l'initiative et la direction des affaires, c'en est fait de la nation ; les sources de la vie sont taries en elle.
Eh ! bien, soit ! Oui, s'il le faut périsse la France! mais plus de candidatures officielles. Le gouvernement n'a pas le droit d'éclairer l'opinion, quand bien même on viendrait à l'égarer. Il ne peut plus, je ne dis pas imposer : imposer des candidats! Cela ne s'est jamais vu de la part de l'autorité; et cela ne se verra jamais ; j'entends sous le régime du suffrage universel.
Source : Gallica

Que la France fasse ses affaires… (1869)

L'égoïsme ne vit point pour les peuples, il s'engraisse de leur propre substance.
L'étincelle! il suffit de la plus petite étincelle pour allumer le plus vaste incendie; j'en appelle à l'histoire, le souffle de la discorde peut mettre le feu aux quatre coins de l'univers. Or, vouloir faire ses affaires en dehors de l'autorité et contre l'autorité même, condamner en principe le suffrage universel, ou, ce qui est tout un, condamner un peuple qui s'est intimement identifié à l'autorité, n'est-ce pas ouvrir un libre champ aux discordes et aux passions subversives?
Source : Gallica

Que la France fasse ses affaires… (1869)

Veut-on dire par là que nos institutions militaires sont une menace, et comme une pomme de discorde? Nos institutions militaires sont un porte-respect pour la France, et partant un gage de paix et de sécurité.
Mais l'empire, c'est la paix. Elles ne sauraient donc être une menace et elles ne sauraient porter ombrage à personne. Oui, l'empire c'est la paix; non point la paix à tout prix, mais la paix commandée par l'honneur et la justice. Comment des peuples pourraient-ils s'ombrager d'un peuple qui par sa devise reconnaît avant tout que toute puissance vient de Dieu?
Source : Gallica

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