L. de La Rousselière

Résumé

L. de La Rousselière Un Français à ses compatriotes… (1831)

Le génie de chaque art, de chaque science, génie qui nous permet d'en apercevoir les plus petits détails, et d'en saisir les plus hautes conceptions! La philosophie du Gouvernement, par exemple, consiste à comprendre les moeurs de son époque, et lui enseigne les moyens d'exercer sur elles une influence salutaire; consiste à diriger les esprits dans la route indiquée par chaque poteau de la civilisation ; à mettre ses ressorts en rapport avec les exigences du temps; et, enfin, à établir ses lois et ses institutions en harmonie avec les progrès du siècle !
Source : Gallica

L. de La Rousselière Un Français à ses compatriotes… (1831)

Prétendus libéraux, ils veulent le bonheur de la France ; ils ambitionnent celui de tous les peuples. Ils prêtent à ceux-ci des accens de désespoir, arrachés par l'esclavage. Le sang français doit sceller dans tous les pays la liberté après laquelle ils soupirent. Voilà leurs discours. Que l'on suive leurs maximes , et bientôt chaque souverain de l'Europe verra paraître devant lui un homme à vues philanthropiques et libérales, qui viendra lui déclarer la guerre , en déployant la toge sanglante ; et le peuple surpris apprendra que l'on vient le combattre pour le rendre libre et heureux.
Source : Gallica

L. de La Rousselière Un Français à ses compatriotes… (1831)

L'Europe moderne, l'Europe civilisée qui s'est dépouillée des funestes préjugés qui ont pendant tant de siècles retardé les progrès de l'esprit humain et le bonheur des peuples ; l'Europe d'aujourd'hui, dis-je , a horreur du sang. Les conquêtes à faire sont la tâche de la philosophie; à elle est réservée la gloire de confondre tous les peuples en une seule famille. Ridicule et insupportable nous paraîtrait la folie d'un étranger qui voudrait nous lier à lui d'amitié en nous maltraitant, et en nous coupant un bras ou une jambe.
Source : Gallica

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