Résumé

Jules Piras La Paix et la République : Napoléon Ier au comte de Bismarck (1871)

J'aurais pu rester toujours grand, honoré, respecté, j'aurais pu être aimé, si j'avais respecté davantage Dieu et les hommes, si j'avais eu plus de confiance dans la liberté et plus de foi dans la vraie science. Mais je ne recherchai, je n'ambitionnai que le pouvoir, je ne consultai que mon égoïsme, je n'écoutai que mon orgueil. Aussi je fus foudroyé.
Et c'est heureux pour l'Europe et pour la civilisation, car, si les projets enfantés dans l'ivresse du triomphe avaient pu se réaliser, j'aurais immobilisé le monde; les Chinois auraient eu des frères en Occident.
Source : Gallica

Jules Piras La Paix et la République : Napoléon Ier au comte de Bismarck (1871)

L'accomplissement du devoir, monsieur le comte, constitue le but de toute noble ambition dans le lieu où je me trouve.
J'habite, en effet, après bien des souffrances, un monde qui, quoique semblable à celui où j'ai joué ce grand rôle dont la fin devait être si triste, en diffère pourtant.
Il a sur le vôtre cet immense avantage que l'on y est plus intelligent, plus instruit et plus raisonnable et que par conséquent la vérité y est mieux connue. Nous mettons plus de savoir et plus de moralité au service de nos aspirations et de nos besoins.
Source : Gallica

Jules Piras La Paix et la République : Napoléon Ier au comte de Bismarck (1871)

Respectez la France; faites mieux, désarmez-la, mais désarmez la Prusse, désarmez tout le monde.
Forcez l'Europe à s'entendre une bonne fois pour inaugurer l'ère de la vraie civilisation afin que toutes les ressources et toutes les facultés de la famille chrétienne soient uniquement employées à faire progresser la science, à répandre partout la lumière,
à généraliser le bien-être, à préparer enfin le règne de la justice, règne qui doit arriver sur votre terre, quoi qu'on en dise et quoi que vous en pensiez vousmême, car c'est là réellement l'oeuvre finale de l'humanité.
Source : Gallica

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