Résumé

Du principe de l'hérédité (1830)

Rome poursuivant la philosophie partout où elle se trouve, et cependant s'en allant par lambeaux dans le grand fleuve de la civilisation ; enfin la superbe Angleterre, appuyée sur l'Amérique dont elle a sanctionné les destinées, planant à la fois sur les mers et sur l'Europe agitée, se levant avec étonnement au bruit des Bourbons qui tombent de tous les trônes, contemplant sans surprise et non pas sans danger les orages qui s'amoncèlent, et essayant de conduire encore des événemens qui la dépassent. Telle est l'Europe au réveil de la Nation Française.
Source : Gallica

Du principe de l'hérédité (1830)

Mais, dans cette institution gothique, il y a un principe bien autrement funeste, dont le développement depuis quinze ans pèse sur nos têtes de toute sa folie. Remettre dans les mains d'une famille la propriété du pouvoir, n'est-ce pas infecter ce dépôt de l'incurable lèpre des traditions? N'est-ce pas accepter par avance pour toute une nation la pensée unique et héréditaire d'un petit nombre d'individus ? Une famille, par son caractère même patriarchal, ressemble parfaitement à un état despotique.
Source : Gallica

Du principe de l'hérédité (1830)

En droit naturel , l'hérédité politique est donc une absurdité. Cette institution, d'invention humaine, est mortelle comme son origine ; qu'elle meure enfin, puisque son temps est passé. Pour mériter le glorieux titre de premier citoyen d'une nation, il ne faut plus que le sacre de l'intelligence; pour le recevoir, il ne faut plus que, le consentement du peuple qui le confère. Voilà la véritable légitimité.
Source : Gallica

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