Jean-Marie Dargaud

Résumé

Jean-Marie Dargaud Le Duc de Bordeaux et la France… (1844)

Le gouvernement est sûr des instincts de la France, et voilà pourquoi il devra rester tolérant et désarmé.
Nous n'admettons pas le duc de Bordeaux, pour ne point subir son principe. Nous ne sommes pas les hommes de la légitimité, mais de la liberté ; ni du privilège, mais de l'égalité. Nous préférons au drapeau d'une maison le drapeau de la France. Nous sommes la révolution, nous ne sommes pas la contre-révolution ; nous ne nous appelons pas aristocratie, nous nous appelons démocratie.
Source : Gallica

Jean-Marie Dargaud Le Duc de Bordeaux et la France… (1844)

Elle est touchée du rang, de la jeunesse, du courage, d'une destinée si tragique. Mais les principes sont inflexibles. Le principe du duc de Bordeaux et le principe de la France se repoussent Que le duc de Bordeaux et la France vivent donc loin l'un de l'autre jusqu'au jour où les passions éteintes permettront à la France de recueillir dans son sein le Bourbon exilé, comme le plus noble de ses fils, comme le premier de ses citoyens. .
Ces bases posées, et nos réserves faites d'une respectueuse sympathie pourtant de grandeur et d'infortune, nous dirons : Le
duc de Bordeaux, c'est le privilège
Source : Gallica

Jean-Marie Dargaud Le Duc de Bordeaux et la France… (1844)

La France est
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logique : oui, elle sait que les idées entraînent les hommes dans leur chute ; mais avant tout la France est généreuse. C'est la nation de l'Europe qui a le plus de coeur ; gardons-nous de le lui dessécher. En lui ôtant sa générosité, nous lui retrancherions son caractère. Ce ne peut être la pensée de M. Dargaud, car il est de ceux qui veulent fortifier la démocratie par des vertus et non par des rigueurs.
Source : Gallica

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