Cte de Chauveau

Résumé

Cte de Chauveau L'Europe devant la France royale… (1873)

Si la France subit la paix, ce sera avec l'arrière-pensée d'une implacable revendication. Elle armera, tiendra l'Europe en émoi et paralysera son développement industriel. Riche de son sol et du génie de ses habitants, elle guettera son heure, fermera ses frontières a l'étranger, fera arme de ses doctrines, entretiendra une crainte dont se lasseront ses ennemis, et, un jour, instruite par l'expérience, elle appliquera le code prussien, approuvé par l'Europe, et avec le génie guerrier de sa race, armée d'une légitime soif de vengeance, elle reprendra une lutte sans pitié et sans merci.
Source : Gallica

Cte de Chauveau L'Europe devant la France royale… (1873)

Il faut le répéter encore : une assemblée est impuissante à effacer le droit des peuples. Représentation d'un pays vaincu, il faut l'avouer, pour la première fois, mais vaincu et plus glorieux dans ses défaites par son héroïque résistance, elle s'adresse officiellement aux gouvernements et pose cette question : Consacrez-vous le droit de l'Alsace et de la Lorraine de décider librement de leurs destinées, ou bien consacrez-vous le droit de conquête, celui du plus fort ?
Elle attendra la réponse, avec la dignité qui convient à la représentation d'un grand peuple, défendant le droit des nations.
Source : Gallica

Cte de Chauveau L'Europe devant la France royale… (1873)

Ainsi donc, si l'Europe consacre le droit de conquête, — continuation de la lutte ou signature de la paix, - l'intérêt de l'Europe est compromis.
Telle sera la conséquence du jugement qu'elle-même aura porté.
Elle ébranlera la Civilisation du vieux monde.
La diplomatie peut émettre, dans une pensée de perfide conciliation, une solution favorable à la Prusse triomphante et terrifiante : la neutralisation de l'Alsace et de la Lorraine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature