Auguste Ipcher

Résumé

Auguste Ipcher Le droit et le fait (1861)

Désormais la France se sentit libre, et depuis elle est imbue des sentiments les plus intimes de sa liberté ; à cet endroit elle est chatouilleuse ; avant tout, elle veut être libre.
On peut la comprimer parfois dans ses élans dangereux; mais l'asservir, jamais.
Aussi elle a horreur des noms qui personnifient le pouvoir absolu. Le nom de roi est pour elle un coup sensible ; ça lui fait mal au coeur. Elle veut elle-même disposer du pouvoir, le confier à un mandataire qui sache bien que sa puissance lui vient d'un peuple qui, avec le temps, a su conquérir la liberté.
Source : Gallica

Auguste Ipcher Le droit et le fait (1861)

Nul donc parmi eux n'a le droit de saisir le sceptre et de dire :
Je suis roi.
L'autorité est un principe essentiel, nécessaire, divin. Dieu descendra-t-il sur la terre pour le confier au plus digne?
Je sais très-bien que, du haut de son trône, il veille sur nous; qu'il nous dirige même par sa volonté secrète ; selon la magnifique expression de Fénelon : L'homme s'agite mais Dieu le mène; mais, à part ce gouvernement suprême et invisible que Dieu exerce sur nous, il a abandonné le monde aux disputes des hommes : Tradidit mundum disputationibuseorum.
Source : Gallica

Auguste Ipcher Le droit et le fait (1861)

De tout temps l'histoire nous montre les hommes vivant en société ; et pas une ne se montre à nous sans un chef investi du pouvoir suprême, de l'autorité. Ici c'est un roi, là c'est un empereur, ailleurs c'est un 'chef de république ; mais quel que soit son nom, le souverain a usé d'un pouvoir absolu, je dirai même tyrannique.
Partout le principe de l'autorité a étouffé le principe de la liberté.
Source : Gallica

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