François-Auguste Fauveau de Frénilly

Résumé

François-Auguste Fauveau de Frénilly Des assemblées représentatives… (1816)

Elle aura donc à reconstruire des choses et non des lois, et à meubler l'Etat de corps et non d'abstractions.
Elle aura à fortifier la puissance royale contre le peuple, en l'entourant de soutiens positifs et éternels, et non passagers et nominaux. Elle aura à protéger le peuple contre la puissance royale, en plaçant au-devant de lui une résistance solide par elle-même, et, par un chef-d'œuvre de la nature plus que de la politique, ce rempart du Roi et ce rempart du peuple ne seront qu'une seule et même chose.
Source : Gallica

François-Auguste Fauveau de Frénilly Des assemblées représentatives… (1816)

Le mot de balance est vague et précaire on ne balance que du plomb, du grain, des choses inertes. Partout où il y a vie, nulle balance n'est durable; ou si deux parties restent égales, c'est par la pression d'une force supérieure, ce qui ne montre qu'un maître et deux esclaves. Il n'y a donc pas plus d'égalité dans le gouvernement que dans la nature, et là où elle existerait tout périrait par le trouble jusqu'à ce que le trouble eîit créé un maître.
Ainsi il n'existe réellement pas de balance, dans le sens d'équilibre, entre le souverain et le peuple anglais.
Source : Gallica

François-Auguste Fauveau de Frénilly Des assemblées représentatives… (1816)

La nécessité qui n'oblige pas une chose d'être, mais qui l'oblige d'être conforme à sa nature, qui ne souffre pas que les principes marchent sans leurs conséquences, qui n'ordonne pas que l'État vive, mais qui ne permet pas que la monarchie subsiste sans principes monarchiques, la patrie sans moeurs, les moeurs sans religion, la religion sans ministres, les ministres sans fortune et sans dignité, et l'ordre social enfin sans toutes ces choses.
Source : Gallica

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