Résumé

François-Auguste Fauveau de Frénilly Sur le mode et la durée du renouvellement de la Chambre des Députés… (1824)

Un ministère whig, en se donnant de la durée, affermit la couronne d'Angleterre; un ministère royaliste, en se la donnant de même, affaiblira-t-il celle de France? Fût-il conduit par l'égoïsme le plus nu, mettra-t-il la stabilité dans le gouvernement, sans que le trône, sans que l'état s'en ressentent (1) ? Croit-on pouvoir concilier
arrière-pensée? Si le ministre n'est qu'un ambitieux, il veut garder le ministère pour son propre intérêt. S'il est en outre un homme d'état, il veut le garder aussi pour l'intérêt de la France.
Source : Gallica

François-Auguste Fauveau de Frénilly Sur le mode et la durée du renouvellement de la Chambre des Députés… (1824)

Ah ! relevez des tertres, des collines, des montagnes si vous pouvez; ralliez la poussière éparse que chaque jour subdivise; vous ne créerez d'un siècle, tous vos efforts y fussent-ils, des forces qui puissent embarrasser le trône : faites enfin une chambre solide, homogène, compacte et durable; faites au moins des forces de sept ans, puisque vous n'en pouvez faire d'éternelles : tout ce que vous donnez à la durée, vous le donnerez à la monarchie.
Source : Gallica

François-Auguste Fauveau de Frénilly Sur le mode et la durée du renouvellement de la Chambre des Députés… (1824)

Disons-le donc : elle choisit, non une manière de faire durer l'état, mais une manière de finir elle-même; et son renouvellement partiel ne fut pas un système de politique, mais une ressource de désespoir. Son succès fut tel qu'elle le désirait, l'oubli et l'amnistie : Quant à celui de consolider l'état ou ses maîtres, chacun sait quelle en fut la durée. Bonaparte avait fait ce système en 1795 quand il prolongeait le désordre, il le défit en 1797 quand, malgré le système même, la France retournait vers l'ordre et la monarchie.
Source : Gallica

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