Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Les Scrupules d'un électeur (1824)

QUE l'homme s'élève démesurément au-dessus de sa sphère propre et soit lancé dans le vague illimité de l'ambition, aussitôt l'esprit de vertige descend et s'empare de lui ; les plus fortes têtes en subirent le joug, et l'expérience n'excite point à s'en défendre. Le démon vous possède, il pousse, il presse, il précipite jusqu'au fond de l'abîme, d'où nul n'est revenu.
Qu'entendent-ils, qu'attendent-ils ? le bon sens se le demande et ne se répond pas. Nous voyons bien qu'ils ne veulent plus de la Chambre, et il semblerait qu'ils veulent à peu près le retour de la majorité.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Les Scrupules d'un électeur (1824)

Le ministère en ordonna ainsi. Tout est changé, et l'armée à combattre et le prix à remporter : dans la mêlée nouvelle, on ne se lance qu'avec répugnance, et les cyprès de la douleur s'allieraient aux palmes triomphales.
Naguère encore que d'ardeur, que de joies, au moment d'entrer en lice ! Les adversaires étaient des ennemis de vieille date, de sorte hideuse : rien qu'à lutter contre eux, ne laissait pas que de porter quelque charme ; ils allaient donc se clore, les temps de passive souffrance, et l'avenir devait s'ouvrir enfin sous d'équitables auspices.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Les Scrupules d'un électeur (1824)

Et leur fameux projet ne va-t-il pas semer dans nos rangs, et la discorde et la défiance, et les haines et les douleurs ? Ne va-t-il pas frapper les uns d'incertitude, glacer les autres d'indifférence ? On savait déjà qu'il n'y a d'union parmi les royalistes qu'à l'instant de l'enthousiasme, de ferveur qu'à l'imminence du péril, de foi qu'à l'avènement d'un ministère vierge.
Source : Gallica

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