Résumé

Portrait de Joseph Fiévée Joseph Fiévée Ce que tout le monde pense, ce que personne ne dit… (1821)

Abandonner les doctrines qu'il a professées, est aussi honteux pour un orateur politique, que la fuite pour un militaire en présence de l'ennemi. C'est pour combattre que nous nommons des députés, pour combattre au grand jour ; aussi le principe est-il, en Angleterre, que la Chambre des Communes n'a pas tant le droit d'accorder les subsides, qu'elle n'a droit de les refuser. Que doit donc penser la France, en voyant des ministres et des députés pêle-mêle sans être unis, et cependant si bien confondus qu'on ne peut les distinguer?
Source : Gallica

Portrait de Joseph Fiévée Joseph Fiévée Ce que tout le monde pense, ce que personne ne dit… (1821)

Jamais folie n'a été plus grande que celle de prétendre fonder la stabilité d'un Etat sur le zèle des hommes qui offrent pour garantie le besoin qu'ils ont d'un emploi lucratif. Ce n'est jamais ceux qui veulent être payés qu'il faut avoir la prétention de satisfaire, mais bien ceux qui paient, par conséquent la nation propriétaire, industrieuse et commerciale. Ceux qui la composent ne demandent rien pour eux que la part qui leur appartient dans les libertés publiques
Source : Gallica

Portrait de Joseph Fiévée Joseph Fiévée Ce que tout le monde pense, ce que personne ne dit… (1821)

On ne parvient à établir le pouvoir absolu avec des sous-entendus, que dans les pays où personne n'a le droit de s'adresser au public. Sacrifier la liberté individuelle, la liberté de la presse, et laisser la liberté de la tribune, ce n'est rien faire pour le pouvoir absolu. C'est sans doute par le sentiment secret de cette vérité que nous voyons si souvent proposer à la Chambre des Députés de changer son règlement
Source : Gallica

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