Hyacinthe Azaïs,
A Monsieur le vicomte de Châteaubriand…
(1818)
“ J'avoue que si, en ce moment, où tant de convulsions et de malheurs nous menacent encore, je pouvais faire remonter la France, même jusques à la monarchie absolue, malgré ses défauts et ses dangers, si, au risque d'encourir une nouvelle révolution, dont une pareille constitution est toujours voisine, je pouvais rendre la vie à tant d'innocens qui l'ont perdue, la propriété et le bien-être à tant d'hommes qui n'avaient point mérité leur misère, à l'État, sa tranquillité et sa splendeur, je me croirais digne d'une bénédiction universelle. ”
