Histoire d'une famille bourgeoise… (1853)
“ « J'écris ces choses pour moi-même, uniquement pour me délivrer des souvenirs qui m'obsèdent, et pour me consoler par le récit de mes propres misères, qui ne sauraient profiter à l'imprévoyance de l'époque où nous vivons. » Non ut seculo meo prosit cujus desperata miseria est ! Ainsi parle un poète de la renaissance; il a raison, la honte et les douleurs du passé sont perdues pour l'avenir. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, dit le proverbe. Il est de fait que c'est un des priviléges des jeunes gens, — l'imprévoyance, — et c'est le dernier repos des vieillards,— l'impuissance. ”
