Résumé

Georges Renard,  Histoire socialiste de la France contemporaine

“ Ce n’est pas en vain, dans le domaine politique, que, pour la seconde fois la République a revécu et succombé à un guet-apens sur le sol où elle avait passé jadis comme un ouragan. Cette renaissance était pour elle une promesse d’y reparaître avant peu et cette nouvelle mort violente un avertissement à se défier des Césars de rencontre. « Savez-vous ce que j’admire le plus, disait Napoléon Ier à Fontanes ? C’est l’impuissance de la force à fonder quelque chose. Il n’y a que deux puissances dans le monde, le sabre et l’esprit ; or à la longue, le sabre est toujours vaincu par l’esprit. » ”
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Georges Renard,  Histoire socialiste de la France contemporaine

“ C’était un souvenir de la grande Constituante. On avait énuméré et défini les sept droits suivants garantis par la Constitution : L’égalité, la liberté, la sûreté, l’instruction, le travail, la propriété, l’assistance. Mais les bureaux avaient eu peur des concessions faites au peuple ; le troisième, par la bouche de Thiers, s’était prononcé vivement contre ce qu’il nommait des hérésies ; il avait soutenu que la société devait seulement promettre et non garantir le travail, l’instruction et l’assistance, parce qu’il ne dépendait pas d’elle de les donner à ceux qui en avaient besoin. ”
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Georges Renard,  Histoire socialiste de la France contemporaine

“ Il est vrai que le suffrage universel, outre ces résultats immédiats, en comportait d’autres, qui étaient aussi certains que lointains. L’égalité politique, proclamée entre membres d’un même État, mène à réclamer l’égalité économique ; quand chacun a sa part de souveraineté, chacun veut avoir sa part de propriété ; le plus pauvre, sachant que sa voix vaut celle d’un riche, a l’ambition et la fierté de ne plus être à la merci de celui qui possède le sol ou l’argent. ”
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