Résumé

Victor Hennequin Programme démocratique, par Victor Hennequin… (1851)

La manifestation de la souveraineté du peuple, c'est le suffrage universel.
Le suffrage universel puise sa valeur, sa légitimité dans ses lumières, et n'a d'existence sérieuse qu'à la condition d'émaner d'êtres intelligents et libres. Point de République, point de suffrage universel sans la plénitude des droits dont voici la liste : liberté individuelle, liberté de la presse, droit de réunion, droit d'association. Ces droits, communs aux deux sexes, sont les colonnes de la République, ou plutôt ce sont les parties essentielles, les organes vitaux de la République elle-même.
Source : Gallica

Victor Hennequin Programme démocratique, par Victor Hennequin… (1851)

La licence, pour un empereur païen, c'était le christianisme; pour François Ier, pour Louis XIV, c'était le protestantisme; pour Louis XV et Louis XVI, la philosophie ; pour Charles X, le libéralisme; pour Louis-Philippe, l'opinion républicaine. La licence, c'est-à-dire l'opinion mise en dehors du droit commun, à l'égard de laquelle toutes les garanties de la justice et de l'humanité sont méconnues, l'opinion qui paraît dangereuse aux gouvernements, rassurante aux peuples, c'est aujourd'hui le socialisme.
Source : Gallica

Victor Hennequin Programme démocratique, par Victor Hennequin… (1851)

L'Eglise proscrivit sévèrement, non-seulement l'usure, mais tout intérêt tiré du prêt d'un capital, doctrine trop absolue à nos yeux, mais essentiellement démocratique d'intention et formulée trop souvent, par les pères et par les conciles pour que le parti catholique puisse la dissimuler aujourd'hui.
Démocratique par ses enseignements, par sa doctrine, le clergé primitif l'était par son organisation ; l'élection allait choisir les évêques; le pape ne possédait aucune souveraineté temporelle ; simple apôtre, il était plus puissant qu'aujourd'hui sur les âmes.
Source : Gallica

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