Désiré Pasquet

Résumé

Désiré Pasquet Londres et les ouvriers de Londres (1914)

Il n'y a rien de tel qu'un dimanche à Londres, si ce n'est peut-être un dimanche à Edimbourg ; l'impression est plus sinistre encore si le dimanche est un dimanche d'hiver. Imaginez un soleil jaunâtre qui, depuis le matin, fait des efforts impuissants pour percer la couche opaque de brume et de charbon. Les magasins sont fermés, la ville paraît morte. De loin en loin, un policeman arpente le trottoir d'Oxford Street, effrayé lui-même, semble-t-il, du bruit de ses pas dans le silence universel. Les cabmen dorment dans leur voiture au milieu de Holborn.
Source : Gallica

Désiré Pasquet Londres et les ouvriers de Londres (1914)

Point n'est besoin, pour avoir cette impression, de parcourir la ville ni de se plonger dans la lecture des blue books ; il suffit d'ouvrir les yeux et de regarder par la portière du wagon tandis que le train, venant de Newhaven, de Douvres ou de Folkestone, traverse, une demi-heure durant, les immenses étendues de Londres-Sud. C'est à peine si l'on aperçoit de loin en loin une haute cheminée qui pourrait être celle d'une usine et qui est le plus souvent celle d'une brasserie ou d'une lubrique de confitures.
Source : Gallica

Désiré Pasquet Londres et les ouvriers de Londres (1914)

Mais tout cela paraît, en somme, bien mesquin, quand on se souvient de la descente de la Clyde, depuis Glasgow jusqu'à Greenock, des chantiers immenses qui bordent les deux rives du fleuve des squelettes de navires entrevus dans la brume et du tapage infernal des marteaux qui frappent incessamment sur les rivets. Même dans ses banlieues orientales, Londres n'apparaît point comme une ville de grande industrie.
Source : Gallica

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