Gustave de Molinari,
Lettres sur la Russie, par M. G. de Molinari…
(1877)
“ Il est sept heures, on lève l'ancre, je fais les adieux les plus touchants à mon honnête Pericli, les Caïques et les autres barques s'éloignent, le bateau se met en mouvement, nous doublons la pointe du Sérail pour entrer dans la mer de Marmara, et je dis adieu à ce grand et sublime cloaque, où l'Orient de mes rêves m'est apparu en ruines et en loques. On sonne pour le dîner et, je dois le dire à la honte de la gent voyageuse, en dépit des splendeurs du soleil couchant qui dore les coupoles imposantes des mosquées et les flèches effilées des minarets, personne ne manque à l'appel. ”

