Résumé

Portrait de Gustave de Molinari Gustave de Molinari Contes choisis sur l'économie politique… (1881)

Une femme, dans la Sibérie orientale, ne peut pas faire tout cela, et ne doit pas penser à la vengeance. Mais la haine nous reste, ma mère; — les femmes et les esclaves peuvent haïr !
— Je ne le puis, moi ! répliqua Lénore.
— J'en suis fâchée pour vous, ma mère. Il y a un plaisir dans la haine ; et Dieu sait qu'il nous en reste peu de plaisirs.
— Quel plaisir trouvez-vous, Sophia, à haïr ?
— Le plaisir de changer tout ce qui nous entoure au gré de notre humeur; de souiller la blancheur de ces neiges, d'incendier ces forêts de pins, et d'obscurcir le soleil et les étoiles.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Molinari Gustave de Molinari Contes choisis sur l'économie politique… (1881)

Certainement, tant qu'on peut s'en servir, l'or et l'argent sont une partie de la richesse ; mais ce n'en est qu'une partie, et encore ce n'en est pas la plus grande. La richesse consiste en bien des choses : en terrés, en maisons, en vêtements, en meubles, en aliments, et dans toutes les choses (or, argent ou autres) au moyen desquelles on se les peut procurer. La richesse, c'est tout ce qui vit, tout ce qui croît, tout ce qui se produit de nécessaire, d'utile, ou même d'agréable à l'homme.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Molinari Gustave de Molinari Contes choisis sur l'économie politique… (1881)

N'êtes-vous pas un homme, dit solennellement M. Wallace ? et ne pouvez-vous pas vous soustraire à une pareille servitude ? Je n'en supporterais pas le poids une heure. Secouez ces habitudes soucieuses et jouissez des biens qu'un Dieu bon vous a départis; rappelez-vous les jours où le sourire d'un père suffisait à votre bonheur, où la voix d'une mère était la mélodie la plus douce à votre oreille, où vous étiez peut-être entouré de compagnons d'enfance que vous aimiez plus chèrement que vous n'aimez l'or aujourd'hui.
Source : Gallica

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